mardi 17 novembre 2009

A bout de mot

10 kilos en 72 minutes

Aujourd'hui, alors que confiner à l'extérieur de ma tour de verre du southshore, j'ai profiter de ce temps mort, automnale et ensoleillé pour explorer l'extrême est de ma ville et son sentier vert. Les conditions géographiques et météorologiques étaient parfaite pour une longue course alors je m'étais fixé une heure. Au départ, mon GPS a perdu la carte alors je n'ai pas de cute petit graphique de ma course sur mon profil Nike+ comme photo-shoot de ma course. Flûte et zut, pour le GPS et le sentier qui en fait n'en ait qu'un que par bout et duquel on ne voit la rivière qu'ici et là.

Mais en oubliant les dates, ça fait plus de 20 kilos depuis mon dernier billet. Le temps est compté, autant que les kilos, dans ma vie. Puis avec la Maîtrise, je suis passionnée de politicaillerie plutôt que de constance ici. Après tout, le principal, c'est d'être à bout de souffle, et non de mot. tout de même, ce lieu demeure pour moi un objet vers lequel me retourner les journées difficile, les occasions ou j'ai besoin d'un coup de pied au cul pour me le grouiller, pour cause de grisaille dans ma tête. C'est alors un miroir de ce que j'ai accompli, et du chemin qui se poursuit devant moi. Qui se poursuit, inlassablement, parce que je ne m'en lasse pas: je suis toujours aussi passionnée de course, enjouée d'échanger sur la chose, fière de mes performances personnelles.

Maintenant l'objectif pour les deux prochains mois est de 4-5 courses de 30 minutes par semaine. 30 minutes à fond, pour accélérer la cadence. Et quand les occasions se présenteront, ce sera une reprise d'aujourd'hui. Puis au retour de la relâche de mars, j'entreprendrai ma préparation pour mon objectif du printemps, le demi.

D'ici là, je cours, j'écris et surtout, je vis.


jeudi 12 novembre 2009

bis

6 kilos en R1, à mon rythme au kilo

Petit trot va loin. Ne me fallait pas partir la pédale dans le tapis, mardi. En ce jeudi midi, je suis parti à un rythme de 7 min 20 pour le premier kilo, un peu en montée. Puis j'ai maintenu ce rythme pour traverser mon mur sur la fin du second kilo. Au troisième kilo, j'ai augmenté mon rythme à 7 min 10 du kilo et ce jusqu'à la remontée de la rue Bronson. Pour le dernier kilo, j'ai laissé aller mes jambes, pour retomber même à plus de 7 min 25.

J'ai peu pensé durant ma course. J'ai écouté ce qui jouait dans mes oreilles. J'ai peu réfléchi aussi; j'aurais pu méditer à ce qui se passait dans ma vie comme mon nouveau gestionnaire, mon spm qui me faisait pleurer encore ce matin, mes roues noires sur ma bagnole. J'avais bizarrement la tête vide sur le moment. Tout ce que je voulais, c'était de courir sans arrêt ce même parcours.

J'ai bien sûr parlé un peu de cette course avec mon ami, celui de la course de mardi qui avait débuté sur les chapeau de roues cardiaques et qui avait été un échec personnel pour moi. Tout de même, je sais qu'il aura la patience de recommencer mardi prochain, parce que c'est avant tout un ami.

Ah merde, faux départ, mardi prochain j'ai un rendez-vous pour l'un de mes enfants... mercredi alors?

Musique... Miss Independent


mardi 10 novembre 2009

Saute-mouton

6 kilos en bonne compagnie X 2, entrecoupé

Je me relève doucement d'une quinzaine de jours de fatigue importante. Maintenant, je sais voir venir le poids de la déprime, l'envers de la médaille de tous mes bonheurs. Cette fois, j'ai su géré le moment sombre. Oui, c'est le mois de novembre, c'est gris, c'est triste. Oui, j'ai aussi été formtement malade d'un virus impossible à confirmer. Alors j'ai pris une pause, pour parler, pour dormir, aussi.

Jeudi dernier, je me suis botté le cul, ne pensant qu'à mon fix, peu importe le froid dans mes poumons. J'ai fais un 6 kilos dont la moitié en compagnie de deux personnes au fonds de mon oreillette. Je sais que les gens que j'ai croisé ont du avoir une opinion, un jugement sur mon choix de. Mais mes amis, eux, s'en foutait bien que mes phrases soient entrecoupées de mes essouflements.

Aujourd'hui, j'ai demandé à un ami de m'accompagner, le tout pour le tout, le demi-marathon du printemps en tête. J'ai comme objectif de le suivre dans les prochains mois. Mais il a coupé 40 secondes par kilo sur les 3,5 premiers kilos! Ensuite, j'ai du le ralentir, même prendre une pause, marcher. J'avoue que j'avais abusé sur la caféïne ce matin, ce qui me causait sur l'instestin... situation vraiment inconfortable à la course! Reste que, on va devoir faire des sorties d'ici le 30 mai 2010 pour m'assurer un rythme de 10 kilos à l'heure, et peut-être bien perdre un 5 à 7 kilos autour de mes hanches, puisque c'est une nuisance à la course à pieds, du poids à transporter.

Et entre les deux, il y avait lundi soir, soirée de patinage artistique. Je réalise qu'avec l'entraînement à la course cette été, mes cuisses dégagent plus de puissance, mes sauts sont plus hauts, mes atterrissages sont plus stables. C'est très encourageant. Maintenant, reste à retrouver mon équilibre après un spin. Sauf que ça, c'est une situation de vieillesse!


vendredi 30 octobre 2009

en milieu de nuit

0 kilo, juste un moment d'insomnie

C'est la deuxième nuit d'insomnie que j'amorce. C'est dû à la médication pour le rhume. En plus de ne pas me décongestionner plus de 15 minutes, ça me fait les même effet que n'importe quel speed. J'ai des envies de rush d'adrénaline, de courir sans limite cardiaque, de faire des acrobaties sans me casser des os, de baiser la nuit entière l'équipe de foot, jusqu'à ce que mort de fatigue, le sommeil me vole enfin.

D'un autre côté, mes lectures avancent. Là, je suis dans pourquoi l'État fait un budget, pourquoi certains politiciens ont ambitionné de la théorie de Keynes, pourquoi on peut faire dire ce qu'on veut, à tout et rien, en science politique et sociale. Et tout ce que j'en retiens, cyniquement, c'est que dans la réalité, tout est politisé, orienté en vue de la prochaine élection. Il y a dans les livres, la théorie, et dans la vie.. do as I say, not as I do.

Je pourrais m'installer devant la télé plutôt que l'ordi, question de ne pas commencer à lire une centaine de blogue. Mais les images, pour moi, n'arrivent pas à la chevilles de mots. Alors je pourrais attraper un des livres entamés sur ma table de chevet mais ils ont tous un côté érotique ou pervers et à cette heure, avec mes yeux creux, le mieux que je pourrais en tirer c'est de m'exciter assez pour me retrouver ensuite sur le net, dans un chat room douteux. Non, juste d'y penser me fait passer l'envie de sexe.. been there, done that.

Je me suis déjà fais des dizaines de scénarios depuis 22hr, j'ai eu chaud au travers ceux-ci, au delà de ma fièvre. Je pourrais laisser aller mes doigts sur le clavier, puis de nouveau sur moi, mais ça n'a plus le goût sucré, comme du trop réchauffé. Il y a un trou, au milieu de la nuit. Mon petit bonheur ne suffit pas.. I demand euphoria.



mercredi 28 octobre 2009

c'était hier

6 kilos en R1, sous les 45 minutes

C'était hier midi, sous une faible averse. J'y vais, je n'y vais pas, j'ai hésité. Mon ami, lui a choké. Au fond, je manquais peut-être de confiance dans la voix, en moi, au téléphone. J'ai toujours l'impression de ralentir ceux qui m'accompagne parfois. N'étant pas grande, ni marathonienne, je cours en moyenne le kilo en 7 min 10, ce qui n'est pas très rapide pour un coureur de demi-marathon. Alors il a plutôt choisi de ne pas m'imposer cette pression. J'y suis allé, seule.

Le paysage était un peu gris, surtout avec le canal vide, ou pataugent bien quelques canards solitaires. Puis je me suis perdue, pour cause de ne pas connaître chaque petite traverse, chaque embranchement de piste cyclable, encore. Puis j'avais eu un court sms le matin qui n'avait qu'ajouter, par l'absence de l'auteur de celui-ci, du gris à ma journée. Tout compte fait, c'est un café avec un ami qu'il me fallait, pas des kilos sous la pluie.

Mais là est la magie de la course. Au fil des enjambées, j'ai compris: ces quelques caractères sur mon écran au bon moment m'ont aussi rappelé au présent, dans aujourd'hui. Parce que c'est aujourd'hui que je vis, mais aussi qu'il y a demain, le futur, le destin. Alors que j'avais froid de bras aujourd'hui, demain me donnera peut-être ce que je désire.

Mon après-midi fut beaucoup plus ensoleillée.


dimanche 25 octobre 2009

il faut une routine

5 kilos en R1, en suivant la ligne pointillée jaune

C'est officiel, le dimanche, il y a maintenant une routine: une course avant le lunch. Il me fallait l'établir. Mon horaire actuel pertube mon corps: je suis fatigué, physiquement et mentalement. je dois alors sauter, prendre plus de jour de repos en semaine. Alors dimanche devient un jour d'entraînement.

De toute façon, la saison de ski est à nos portes (non?). Et les samedis y seront dédié, puis les dimanches se transformeront en une course contre la montre pour de l'épicerie, les lessives et les relations sociales se fassent. Et la saison de ski, a en introduction, noël, qui lui a en introduction la semaine de vacances familiales sur une plage de sable blanc, qui elle a en introduction une période de 6 à 8 semaines d'économies financières mais aussi d'entraînement intensif... c'est donc un départ, dans 8 semaines. GO!

J'ai couru là dessus, btw.

mercredi 21 octobre 2009

un bonus

8 kilos en une heure, pile

Ça faisait déjà une semaine que j'étudiais les cartes routières. Celles-ci n'indiquent pas tous ses détours, raccourcies, chemins étroits ou écluses par lesquelles j'aime passer en warp zone, un peu comme Super Mario. Puis lundi, c'était trop beau, top parfait, hot, le paradis du coureur alors je me suis lancé.

J'étais vraiment dans le mood, dans ma bulle. Après 1 kilo, je passais au dessus des chutes, avec un petit pincement au coeur d'il y a 13 ans, à cet endroit (j'vieillis, c'est ça le pincement). Puis j'ai ensuite suivi la promenade. Le Canal est presqu'entièrement drainé. C'était comme dans Alice au pays des merveilles d'y voir patauger mouettes et canards à la recherche de long vers. Puis les feuilles dans ce coin de la ville sont toutes dignes du drapeau: de ces rouges feux et orangés brûlants. Y foncer à toute vitesse, traîner un peu les orteils, je m'amusais à jouer l'enfant.

Puis je me suis retrouvé dans une foule d'ado début vingtaine (donc certains devraient ce mettre à la course pour pouvoir porter le jeans slim) aux abords du campus universitaire. Puis c'est là que dans mes oreilles j'ai entendu: 5 kilos, vous avez atteint votre objectif. Déjà, shit, me fallait retourner sur mes pas!

Seul hic, le train léger, qui coupe maintenant le campus. Avant d'arriver à trouver un corridor pour le traverser que déjà j'avais du faire du sur place devant deux panneaux de plans. Par fort pour la fille qui a un gps dans le cul (c'est une image qualificative, bien sûr), et au bras (c'est un fait indéniable - iPhone 3gs). Puis dans ce casse-tête, j'avais repris la direction du Canal plutôt que la Rivière, qui en moins de deux kilos m'aurait ramenée au bureau.

Alors après quelques centaines de mètres courir dans l'herbes longues (j'ai eu des souvenirs de golf à ce moment précis...), puis traversé un ruisseau sur un pont improvisé et enjambés un garde-fou de route trop haut pour mes jambes (mi-octobre, le métal est froid entre les cuisses, qu'on se le tienne pour dit) et me prenant pour une coureuse de X-running, j'ai finalement regagné la berge de la rivière, que j'ai remonté jusqu'aux chutes du départ. Au poignet gauche, exactement 59:50, au biceps droit, 8,01 kilos. Bonus.

Inutile de préciser que je fis une arrivée triomphante à la douche, un sourire aux lèvres pour cette belle et longue course, avec une bonne allure cardiaque et un bon rythme et sans aucune pensée négative devant l'effort: magic!

Ben non, je ne cours pas sur du Crazy Frog... le crapaud me fait juste penser à moi, courant (autour de 2min22).